FRFS004

IV Dimanche de l’Avent

Joseph, le père de Jésus

Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »…. Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. Mt 1,18-24

Joseph n’a joué aucun rôle dans la conception de Jésus, mais il a été appelé à être son père ainsi que l’époux de Marie. Ce qui veut dire qu’il a été important pour Dieu que son Fils grandisse dans une famille et soit éduqué par celle-ci. La famille de Nazareth est une famille tout à fait normale, bien insérée dans le contexte social de son époque, jouissant d’un juste bien-être assuré par le travail de Joseph et l’activité ménagère de Marie. Marie et Joseph s’aiment, ils se respectent l’un l’autre, et collaborent à l’éducation de Jésus. Dans toute sa simplicité, c’est le modèle de la famille chrétienne. Nous aurons encore l’occasion de nous pencher sur Marie pendant l’année liturgique. Aujourd’hui notre méditation porte sur la personne de Joseph : essayons donc de saisir le profil de cet homme choisi par Dieu pour être à la tête de la Sainte Famille de Nazareth. Joseph reflète l’image du Père céleste : il est bon, miséricordieux et pourvoyant ; il prend soin de sa famille, en se laissant éclairer et conduire par Dieu, comme il appartient d’ailleurs à un serviteur fidèle et plein de bon sens. La bonté et la miséricorde de Joseph se révèlent dans toute leur grandeur dans le passage de l’évangile d’aujourd’hui.

N’ayant pas encore été informé par l’ange que Jésus avait été conçu par l’action de l’Esprit Saint, il décide de répudier sa femme en secret pour ne pas l’appeler publiquement en jugement et lui faire subir la lapidation comme c’était à cette époque prévu pour les femmes infidèles. Par contre, sa docilité à se laisser conduire par Dieu se révèle dans son obéissance à suivre ce que les anges, qui lui sont envoyés, lui suggéreront au fur et à mesure : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse  », « Fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr » (Mt 2,13), « Reviens au pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » (Mt 2,20) Et Joseph obéit et exécute docilement. Il décide de partir de la Galilée avec Marie pour arriver à Bethléem, dans la Judée, car il y a le recensement et Joseph s’en tient aux obligations sociales. Il amène Jésus au temple pour sa circoncision et, quand Jésus est adolescent il le ramène au temple suivant la coutume, car il suit fidèlement la loi d’Israël. Joseph est apprécié et respecté par tous à Nazareth ; c’est pourquoi Jésus a toujours été considéré, dans cette ville, le fils du menuisier. La grandeur de Joseph est authentique car elle se manifeste non seulement dans les circonstances exceptionnelles mais aussi et surtout dans les besoins ordinaires de la vie de tous les jours. Il est le modèle parfait de mari, de père et de citoyen.

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