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2 Novembre – La Commémoration des tous les Fidèles Défunts

La résurrection finale 

Je voudrais qu’on écrive ce que je vais dire,que mes paroles soient gravées sur le bronze avec le ciseau de fer et le poinçon,qu’elles soient sculptées dans le roc pour toujours : Je sais, moi, que mon libérateur est vivant,et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts ; avec mon corps, je me tiendrai debout,et de mes yeux de chair, je verrai Dieu. Moi-même, je le verrai,et quand mes yeux le regarderont,il ne se détournera pas. » Jb 19,1.23-27

Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » Jn 6,39-40

Ces deux textes des Écritures, le premier tiré  du livre de Job et le deuxième de l’Évangile de Jean, sont l’un plus consolant de l’autre : le premier nous éclaire sur ce qui se passera à la fin de nos jours terrestres, le deuxième annonce notre résurrection à la fin des temps. Nous ne savons pas quand ceci arrivera, mais nous savons que ceci arrivera. À la fin de la vie – dit Job – quand toute la poussière que nous aurons soulevé au cours de nos jours terrestres ce sera déposée, nous verrons Dieu tel qu’il est, et cette vision représentera l’essence du paradis pour l’éternité.  

Une légende raconte qu’un jour, un moine vivant dans un couvent, en pensant au paradis comme à la vision éternelle de Dieu, s’est exclamé : “ Quelle barbe regarder Dieu face à face pour l’éternité ! ” Pendant qu’il était plongé dans ces idées, il se leva et ses jambes le portèrent dans un bosquet entourant le couvent duquel arrivait le chant d’un rossignol. Il resta immobile pour l’écouter pendant un certain temps et à la fin, en rentrant au couvent, personne ne le reconnaissait plus et lui-même ne se rappelait d’aucun des moines présents. En fouillant dans les papiers du passé, on trouva que ce moine avait vécu il y a quatre cents ans. “ Voilà comment le Seigneur a fait – s’exclama le moine – pour m’expliquer ce qu’est le paradis. Si, en écoutant le chant d’un rossignol, quatre cents ans ce sont écoulés sans que je m’en rende compte, comment pourrai-je m’ennuyer de la vision de Dieu pour l’éternité ? ” Alors que ceci arrivera dans le paradis, dans la dimension du monde – nous dit l’Évangile de Jean – le temps passera et à un moment donné il terminera ; il y aura alors la parousie, le retour glorieux du Christ et la résurrection finale des corps. Nous ne savons pas comment tout ceci se passera mais, puisque Jésus de Nazareth est ressuscité, notre corps un jour ressuscitera lui-aussi. Ce sera la grande fête car nous avons bien aimé notre corps, jeune au début et ensuite vieillissant au fil des ans ; c’est lui qui nous a permis de soulever toute cette poussière dont parle Job. C’est bien ce qui se dégage de nos lectures d’aujourd’hui et c’est aussi notre conviction.

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