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XXX semaine du Temps Ordinaire – Lundi

Le corps et l’esprit 

Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais ce n’est pas envers la chair : nous n’avons pas à vivre sous l’emprise de la chair. Car si vous vivez sous l’emprise de la chair, vous devez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les désordres de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant : « Abbà ! » C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. Rm 8,12-17

Vers la fin de sa vie sur la terre saint François, en regardant son corps vieilli par l’âge et les mortifications auxquelles il l’avait soumis, s’exclama :  « Mon vieux bourricot, combien de fois t’ai-je roué de coups ! » Il considérait son corps comme étant la monture de son esprit avec lequel, par contre, il s’identifiait. Le corps est important et nous avons le devoir de le soigner et de le garder en bonne forme, comme les garçons d’écurie font avec les chevaux, autrement il ne pourra pas nous amener là où nous devons aller. Cependant, comme le cavalier conduit son cheval ainsi l’esprit doit conduire le corps. Toutefois, le passage d’aujourd’hui tiré de la Lettre de Paul aux Romains, est une exhortation à ne pas se laisser aller à l’ « emprise de la chair » ; si le corps n’est pas dompté il tend à aller là où bon lui semble tel un cheval sauvage. Les coups de bâton dont parlait saint François étaient nécessaires pour empêcher à son bourricot d’aller où il voulait. Si on laisse le corps libre, il risque d’aller vers ce que Paul appelle les tendances de la chair : « débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre. » (Ga 5,19-21)

Si nous sommes les fils de Dieu et si nous mettons tout en œuvre pour réaliser ses œuvres – nous dit Paul aujourd’hui – nous devons nous laisser conduire par l’Esprit et nous ne pouvons pas permettre à notre corps d’aller où bon lui semble : « En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. » C’est notre esprit qui nous permet de nous reconnaître fils de Dieu et de nous exclamer : « ‘Abbà !’… Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. ». Ceci aura lieu dans le ciel mais, pour le moment, l’Esprit donne des fruits merveilleux : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité, maîtrise de soi. » (Ga 5,22)

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